Poison violent : un film christianophobe tourné… dans nos églises de Bretagne !

 

« Un poison violent », c’est le récit d’une histoire d’amour entre deux « jeunes adolescents » de 14 ans dans le « Finistère très profond ». Anna, jouée par la gracieuse Clara Augarde, une jeune fille « engluée dans une famille catholique pratiquante » (Libé, excellent retranscripteur de l’esprit du film) qui se prépare au sacrement de la Confirmation,« dernière étape dans son engagement catholique » (sic. Quand on lit le synopsis du film, on a l’impression qu’elle achève un master 2 !). Pierre, « un adolescent libre et solaire se souciant peu de Dieu » joué par Youen Gourvil Leboulanger.

Que croyez-vous qu’il se passe ? Anna évangélisant Pierre ? Ne rêvez pas ! Plutôt… Pierre chevauchant Anna, très légèrement vêtue, allongée et pas spécialement partante au début… avant qu’on ne les voie nus en train de s’embrasser. Il faut dire que le producteur, Justin Taurand (société « Les films du bélier« ) aime bien les amourettes mettant en scène… de jeunes adolescents. N’a-t-il pas réalisé en 2002 le court-métrage « Derrière les volets » ainsi résumé« Dans un village corse, César, un adolescent, rencontre Alice. Alors que ses parents sont à la plage, il l’entraîne dans sa maison louée pour l’été. A défaut de pouvoir se parler, ils font l’amour. » Quand ce ne sont pas les films homos. « Les films du bélier » nous préparent en effet un long métrage pour le 22 septembre prochain intitulé « Homme au bain » avec dans le rôle principal François Sagat, une star du porno gay. Synopsis : « entre Gennevilliers et New-York, Omar et Emmanuel ne s’épargnent rien pour apporter à l’autre la preuve qu’ils ne s’aiment plus ». Le film sera interdit aux moins de 16 ans…

« Un poison violent », c’est sous des airs innocents, une charge violente contre « le poids de la religion qui [empoisonne]« (selon les termes de Marie Laborie, présentatrice sur Arte) la jeune Anna, mais aussi sa mère (Lio) et… le prêtre (Stefano Cassetti). Au rendez-vous : une caricature du catholicisme (on entend lors d’un minuscule bout d’homélie un évêque, l’air austère pour ne pas dire sévère, déclarer : « les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit » et Lio accuse sur Arte la religion catholique de ne pas regarder « avec bienveillance » et de « bafouer » le corps), un pacte d’athéisme et d’hédonisme entre le grand-père grabataire (Michel Galabru) et sa petite fille Anna. Mais aussi Anna qui toilette le corps nu de son grand-pèreun curé en col romain fou amoureux d’une paroissienne et prêt à passer à l’acte (c’est elle qui se refuse)…

« Un trajet d’émancipation« qui traduit évidemment la rupture avec l’« enfance assez croyante » de Katell Quillévéré, la réalisatrice.

Vous imaginez bien qu’avez une telle trame, le film « Un poison violent » bénéficie denombreux soutiens. Son budget de 2,32 millions d’euros inclut 350 000 euros d’investissements en préachat et coproduction d’Arte France Cinéma mais aussi des préachats de Canal + et Ciné Cinéma sans oublier les soutiens financiers des régions Bretagne et Pays de la Loire.

Ce qui est beaucoup plus inattendu, c’est le soutien du curé de Pleyben qui, après avoir lu le script en entier, a accepté le tournage dans l’église de Brasparts(qui fait partie de l’ensemble paroissial de Traon-ar-Méné) avec même, paraît-il, un vrai prêtre figurant. Au téléphone, il m’assure que « ça n’est pas un drame », que « le film n’est pas si terrible que ça ». C’est seulement une attaque en règle contre l’enseignement moral – incompris – de l’Eglise, trois fois rien… « Et puis ce sont des choses qui arrivent ». Les relations sexuelles entre ados de 14 ans ? Les prêtres qui ne respectent pas leur engagement ? Certes, mais de là à cautionner ! « Je n’allais pas leur demander de changer leur script ! ». Pourquoi pas ? Si les réalisateurs de films veulent tourner dans des églises catholiques, ils n’ont qu’à respecter l’Eglise, son enseignement et ses prêtres !

Le Père Claude Caill, curé de la paroisse Saint Louis de Brest, me confie quant à lui ne pas avoir eu de « vision globale » du film. « Le tournage en l’église de Brasparts avait déjà eu lieu, tout était enclenché et la mairie de Brest nous avait demandé d’accepter. » Sa paroisse est réputée plus traditionnelle que les autres à Brest : on y célèbre la messe Paul VI mais les filles ne sont pas admises au service de l’autel. « Lorsque le tournage dans l’église a eu lieu, en présence d’un jeune vicaire, je n’étais pas là mais en camp avec des scouts d’Europe ou des SUFJe regrette ce tournage, si j’avais su, ça aurait été niet » m’assure-t-il avec amabilité. Je lui suggère d’être plus curieux et méfiant à l’avenir.

Car une des scènes du film, celle de la Confirmation, a été tournée en juillet 2009 dans l’église Saint Louis, à Brest en présence de 400 figurants (dont beaucoup de paroissiens pour éviter tout comportement irrespectueuxSavaient-ils que le film dans lequel il vont apparaître véhicule un message christianophobe ?). Reconstruite au titre des dommages de guerre après les bombardements alliés, achevée à Noël 1957 et consacrée en 1958, l’édifice est la propriété de la commune (manifestement pas pressée de la restaurer malgré des fuites d’eau quand il pleut)… Le curé n’en reste pas moinsl’affectataire exclusif.

Il est quand même dommage que le tournage dans deux églises bretonnes d’un film qui s’en prend grossièrement à l’Eglise catholique, à son enseignement moral, à la figure du prêtre et à la chasteté n’ai pu être empêché ! Mais le mal est fait et « Poison violent » sort mercredi au cinéma. Une prouesse que de tourner un film christianophobe avec autant de figurants chrétiens pratiquants…

Pour votre information, Katell Quillévéré s’est illustrée par la réalisation d’un court-métrage« érotique » en 2009 dans le cadre de la série longue « Cyprine » avec Fabianny Deschamps, réalisatrice de « Pascoa », un court-métrage destiné à la campagne pour la légalisation de l’avortement au Portugal en 2007.

Quant à la chanteuse (et actrice, il paraît) Lio, elle « [s'est] faite avorter plein de fois » et considère l’avortement comme un « droit inaltérable » (sic). Elle ose après ça se déclarer« contre la peine de mort à 400 000% »… (21 décembre 1991).

Côme Dubois et Thibaud Coupry

http://www.christianophobie.fr/?p=425

 

 

Conférence de Catho Breizh :

 

*Vendée, du génocide au mémoricide.
- Reynald SECHER-
HistorienLe jeudi 8 mars à 20H30 à la Maison du Diocèse à Vannes

 

Le livre de la rentrée

Vendée, du génocide au mémoricide (SOUSCRIPTION DEDICACE 2011)

Reynald Secher aborde la question du mémoricide du génocide vendéen, forme de négationnisme dont la République actuelle poursuit l’œuvre mortifère.

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