Il ne devait pas y assister, mais finalement, le président sera présent à l'intronisation de l'ancien ministre de la santé à l'Académie française, haut lieu de la littérature française. Cette nomination est idéologique car on ne voit pas bien ce que Simone Veil a apporté à la littérature française. Ou plutôt si : on ne voit que trop bien. Elle a réussi à détourner le langage pour faire entrer dans la loi le déni de réalité.
Ainsi, alors que l’Académie est la gardienne de la langue française, la loi sur l'avortement, dite loi Veil, fait exprès la confusion des mots :
- si l’article 1er de la loi affirme le principe du respect de la vie dès son « commencement », c’est pour, aussitôt, y déroger. Aujourd'hui,l'exception est devenu un droit.
- le crime abominable de l'avortement est planqué sous l'acronyme insignifiant d'I.V.G. : interruption volontaire de grossesse. 2 mensonges en 3 mots : il n'y a pas interruption (que l'on pourrait reprendre) mais élimination, laquelle est rarement volontaire mais effectuée sous la pression.
- dans le même ordre, on appelle souvent un contraceptif ce qui est le plus souvent un abortif (pilue du lendemain, stérilet...). Aujourd'hui, les pharmaciens n'ont même pas droit à l'objection de conscience pour refuser de vendre ces abortifs.

