Depuis bientôt trois ans le collectif Catholiques en Campagne [dont Catho Breizh fait partie ] interroge, à chaque élection, les candidats aux suffrages des français. Leurs réponses sont publiées sur son site et très souvent relayées par des sites amis pour que les catholiques votent en toute connaissance de cause. C'est bien évidemment à eux qu'appartient au final, en conscience, de choisir tel ou tel individu, de mesurer la conformité des idées du candidat avec les leurs.
Si Catholiques en Campagne souhaite que le vote des catholiques aille vers des candidats catholiques, ayant des positions en conformité avec la doctrine sociale de l'Eglise, il s'abstient naturellement de toute consigne de vote qui serait préjudiciable à l'action même qu'il mène. Et celui qui a engagé une réflexion, analysé les positions et les points de programme, forgé sa conviction, est bien capable de choisir tout seul, sans l'aide de personne, le candidat qui a sa préférence.
Catholiques en Campagne ne veut en aucune manière se substituer aux partis politiques existants. Sa charte déontologique rappelle bien les dispositions qui ont présidé à sa création : « Catholiques en Campagne s'adresse prioritairement à tous les catholiques. Au-delà de ce premier cercle, agissant à la périphérie des partis politiques, il envisage de constituer une force de communication, de proposition, et de lobbying auprès des institutions et des hommes politiques. »
La campagne électorale qui se déroule marque véritablement un tournant dans l'action de Catholiques en Campagne et la prise en compte de l'électorat catholique. Toutes les têtes de liste ont reçu le questionnaire mais plusieurs faits nouveaux méritent d'être soulignés :
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un grand nombre de candidats, de toutes tendances politiques, ont répondu au questionnaire envoyé
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les réponses des candidats aux questionnaires ont été abondamment lues, relayées et commentées sur la blogosphère
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le site web de Catholiques en Campagne a littéralement explosé sous les demandes d'informations et les commentaires
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cinq nouvelles associations ont adhéré au collectif au cours de cette campagne
Ces éléments nous confirment la justesse de l'action menée par le collectif. Encore une fois des catholiques se sont exprimés dans et en dehors des partis, en tant que catholiques, soulignant leur souci d'intégrer la loi naturelle à leur choix électoral. Certains candidats ont même précisé leur adhésion « privée » aux valeurs catholiques ou chrétiennes, même s'ils n'entendaient pas qu'elles prévalent sur leurs options politiques, par définition « démocratiques » donc sujettes à la volonté du plus grand nombre, en tout cas à celle de leurs électeurs.
Catholiques en Campagne va étudier, une fois la campagne électorale achevée, au regard des résultats de l'élection, les réponses qui lui ont été faites et livrer les analyses qui s'imposent. Sans nul doute, elles démontreront l'émergence d'un nouveau comportement, tant au niveau des candidats que des électeurs, de prise en compte des valeurs fondamentales catholiques dans la politique française. Le vote catholique prend de l'ampleur. Nous ne pouvons que nous en réjouir...
Avant le scrutin de demain, Catholiques en Campagne entend rappeler à tous les catholiques qui seraient encore dans l'incertitude les propos que le Saint Père avait prononcés le 30 mars 2006 :
« L'objet principal des interventions de l'Eglise dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables.
Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd'hui de manière claire :
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la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle
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la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable
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la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.
Ces principes sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l'humanité. L'action de l'Eglise en vue de leur promotion n'est donc pas à caractère confessionnel, mais elle vise toutes les personnes, sans distinction religieuse. Inversement, une telle action est d'autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, parce que cela constitue une offense contre la vérité de la personne humaine, une blessure grave infligée à la justice elle-même. »
Hugues REVEL,
Président du Collectif Catholiques en Campagne

