Réponse au TELEGRAMME sur le célibat du prêtre

  Réponse à l'article en 1ère page du TELEGRAMME "Ces pretres qui renoncent par amour" 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/fait-du-jour/eglise-ces-pretres-qui-renoncent-par-amour

Nous souhaitions exprimer notre décéption de voir un tel encart réservé à un sujet aussi douloureux de l’Eglise sans une analyse critique à l'égard de "ces prêtres qui renoncent par amour" et sans un rappel de la doctrine.

 

 

Il ne faut pas nier la situation de ces prêtres. Mais ces prêtres sont heureusement des marginaux ;  ils ont abandonné leur sacerdoce et oublier leur devoir, la grandeur de leur vocation. On ne devient pas prêtre en un jour ; c’est un choix qui se fait au cours de plusieurs années de séminaire pendant lesquelles on mûrit sa décision de se consacrer à Dieu et de sacrifier une éventuelle vie de famille. Certes la vie quotidienne peut rendre les choses difficiles, les tentations sont fortes ; le prêtre reste un homme ; mais le choix fait au bout de ce séminaire reste le même. Il est aisé de comprendre qu’on ne peut se consacrer à 100 % à sa paroisse, si l’on veut aussi se consacrer à 100% à sa famille.

 

 Cependant nous ne jetons pas trop vite la pierre. Les responsabilités sont multiples et le plus souvent partagées. Elles n'incombent pas toujours au seul prêtre, mais parfois aussi à sa formation et à son entourage. Aidons-nous vraiment nos prêtres dans leur mission, par notre présence, nos encouragements, nos sollicitations apostoliques? Le saint curé d'Ars disait, non sans raisons: « Vous avez les prêtres que vous méritez. »

Si le célibat était vécu dans une vie plus priante et plus configurée au Christ, il y aurait moins de dérapages et de débats sur la question. Le 01 septembre 2007 (E.S.M.) Le pape Benoît XVI fait remarquer que la situation des prêtres qui réclament l’accès au mariage, sont engagés dans des relations coupables, est souvent le fruit d’une vie intérieure appauvrie dans laquelle se met en marche une érosion de la pratique sacramentelle.

Pourquoi le célibat du prêtre ? Si nous ne jugeons pas ces prêtres qui ont quitté leur mission, nous souhaitons rappeler la grandeur du prêtre et l’importance de ce célibat pour accomplir leur mission.

Saint Paul conseille de ne pas se marier pour être tout entier aux affaires du Seigneur :

« L’homme qui n'est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. Celui qui s'est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme; et le voilà partagé. » (1 Cor 7.32-35).

Le prêtre est ainsi appelé à tout quitter pour suivre Jésus et se donner au service de l'évangile. « Et laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5.11). L'unique raison du célibat sacerdotal, c'est l'amour de Jésus et la réponse à son appel.

Et à celui qui aura laissé « maison, femme, frères, parents ou enfants...»" pour le suivre, Jésus promet le centuple dès cette terre (Lc 18.28-29). Si les prêtres ne se marient pas, c'est donc afin de porter davantage de fruits spirituels et d'engendrer plus "d'enfants dans la foi" (1 Tim 1.2). Ils offrent leur fécondité charnelle au profit d'une plus grande FÉCONDITÉ SPIRITUELLE.

Notons enfin que les prêtres sont appelés à être configurés au Christ (1 Cor 11.1 ; Eph 5.1). Or le Christ ne s'est pas marié, pour être "tout en tous" (Col 3.11 ; l Cor 15.28) et pour "s'offrir à Dieu en sacrifice d'agréable odeur" (Eph 5.1 ).

Saint Paul avait bien compris cela, lui qui ne s'est pas marié: « Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous, afin d'en gagner le plus grand nombre... Je me suis fait tout à tous. » (1 Cor 9.19...22).

 

Toutefois, il faudrait aussi que tout prêtre inscrive en lettres de feu, dans sa conscience, ces paroles de l'apôtre Paul :

« Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien, mais au contraire nous nous présentons comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière. » (2 Cor 6.3 ; cf. 2 Cor 4.1-2)

Et aussi les mises en garde :

« Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable qu'on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer... » (Mt 1 8.6)

Osons le dire: Mieux vaut peu de prêtres, plutôt que de nombreux prêtres qui font scandale et qui défigurent le sacerdoce.

 

Permettez-moi de conclure avec un splendide texte du Saint Curé d’Ars, qui est Le prêtre par excellence et qui nous redéfinit la grandeur du prêtre et nous rappelle combien il est indispensable au monde. Il semble plus logique est plus beau de présenter la vie de prêtres qui accomplissent leur mission avec un dévouement jusqu’à l’oubli d’eux même et qui enflamment les âmes de l’amour de Dieu. Les exemples sont nombreux autour de nous.

 

"Qu'est-ce que le prêtre ? Un homme qui tient la place de Dieu, un homme qui est revêtu de tous les pouvoirs de Dieu.Il nous suit du début de notre vie à notre dernier souffle[…]  
Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand !
Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel. Si on le comprenait sur terre, on mourrait, non de frayeur, mais d'amour. A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour vous en ouvrir la porte ?

Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il n’est pas pour lui, il est pour vous. La belle mission des prêtres, c'est d'être l'âme et le soutien de la religion. Après Dieu, le prêtre, c'est tout !...
Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre, hélas, que deviendra-t-elle ? Voyez les pays où il n'y a pas de prêtres, on y adore les bêtes, les plantes !"

                   Réponse envoyée au journal Le Télégramme.

 

 

 

Conférence de Catho Breizh :

 

*Vendée, du génocide au mémoricide.
- Reynald SECHER-
HistorienLe jeudi 8 mars à 20H30 à la Maison du Diocèse à Vannes

 

Le livre de la rentrée

Vendée, du génocide au mémoricide (SOUSCRIPTION DEDICACE 2011)

Reynald Secher aborde la question du mémoricide du génocide vendéen, forme de négationnisme dont la République actuelle poursuit l’œuvre mortifère.

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